Par qui se faire aider ?

Quel que soit le type d'entreprise que l'on souhaite reprendre, sa taille, le secteur d'activité concerné, il est un point très important pour se donner les meilleures chances de succès : ne pas rester isolé !

Le marché de la reprise d'entreprise est animé par un certain nombre d'acteurs organisés en réseaux publics, parapublics ou privés, qui se tiennent à la disposition des porteurs de projet pour :
- les accueillir et les informer,
- les orienter si nécessaire,
- les mettre en relation avec des cédants,
- et les accompagner dans leurs démarches.

D'une manière générale, qui sont-ils et que peut-on attendre d'eux ?

  Les réseaux d'appui

Les réseaux de soutien et d'accompagnement :
- accueillent le repreneur et le préparent à son projet,
- le soutiennent dans sa mise en oeuvre,
- sont en mesure de lui présenter des opportunités de reprise.

 A noter :
Certains organismes n'ont pas pour mission de présenter des opportunités de reprise mais offre une aide à la rédaction du plan d'affaires (business plan) et/ou un soutien financier (prêt d'honneur). Ce sont :
-les boutiques de gestion
- les plates-formes d'initiative locale.

Selon l'activité de l'entreprise ou la situation personnelle du futur repreneur, les interlocuteurs peuvent être différents ou complémentaires. Le tableau ci-dessous résume les principaux champs d'intervention de chacun d'eux.

 Les services proposés par ces réseaux sont souvent gratuits mais, selon les dispositifs, certains peuvent être payants.

Pour identifier les points d'accueil territorialement compétents : Qui peut vous aider ?

Caractéristiques du projet

S'adresser notamment à :

L'activité est commerciale ou industrielle

La Chambre de commerce et d'industrie

L'activité est artisanale

La Chambre de métiers et de l'artisanat

L'activité est agricole

La Chambre d'agriculture

Le projet est porté par un demandeur d'emploi

Le Pôle emploi qui propose une information et des services d'aide à l'élaboration du projet.

Le projet est porté par un salarié

La cellule d'essaimage de l'entreprise, s'il en existe une.

Le réseau des Scop accompagne la création, la reprise et la transformation d'entreprises sous forme Scop (Société coopérative de production) ou Scic (Société coopérative d'intérêt collectif). Il propose un service complet aux entrepreneurs : accueil, accompagnement dans la durée, financements, formations, échanges entre entrepreneurs, représentation auprès des Pouvoirs publics.

Le projet est porté par une ou plusieurs femmes

- Le CIDF, Réseau des Centres d'information aux droits des femmes

-
Racines : Réseau d'accompagnement des créations et des initiatives par une nouvelle épargne de solidarité : 01 45 66 08 19

-
France Initiative, Fag et Egee, réseaux partenaires du Service des droits des femmes et de l'égalité

-
Action'elles, qui propose un certain nombre de services aux femmes.

Et, d'une manière générale, quel que soit le type de projet

- Le CRA (Club des cédants et repreneurs d'affaires) et le Clenam qui offrent des programmes de formation et organisent des "réunions mensuelles à thème".

- Les Boutiques de gestion sont présentes dans toutes les régions et renseignent utilement les porteurs de projet.

- Les
Plateformes d'initiative locale interviennent sous forme de prêts d'honneur, de parrainage et d'accompagnement.

- Des réseaux de chefs d'entreprises bénévoles comme
Réseau Entreprendre se mettent à la disposition des créateurs et repreneurs qu'ils ont choisi de financer en prêts d'honneur.

- Les
Centres d'économie rurale sont des interlocuteurs de proximité des jeunes entreprises.

- Dans chaque département il existe un Comité d'expansion économique (CEE) ou une Agence de développement économique. Le CNER les fédère.

- Les régions interviennent directement ou indirectement dans les projets de cession/reprise à travers le conseil, le financement ou la prise de garantie.

  Les professionnels libéraux

Les experts-comptables, les avocats et les notaires sont des professionnels iindispensables à la concrétisation d'une acquisition selon des degrés dépendant de sa nature et de son importance.

Ces experts peuvent être sollicités ponctuellement pour :
- répondre à une question du repreneur,
- l'assister dans la rédaction des documents juridiques,
- la réalisation du plan d'affaires (business plan) 
- la négociation et la signature des engagements réciproques (promesse de vente, protocole d'accord, garantie de passif, etc.)

Ces experts devront également être mobilisés un peu avant la signature définitive, pour une ultime vérification dans l'entreprise, dans le cadre d'un processus plus ou moins formalisé appelé parfois "due diligence" (origine anglo-saxonne) et qui recouvre simplement le fait pour le repreneur de s'assurer que tout ce qui lui a été dit par le cédant (et sur quoi il a basé son plan de reprise et son offre de prix) est bien fondé.

Exemple : Inventaire physique contradictoire des stocks de marchandise :
- Intervention de l'expert-comptable : revue de la comptabilité, de la gestion, de la fiscalité, des implications financières des engagements sociaux, etc.
- Intervention de l'avocat : revue des engagements contractuels de l'entreprise, droit social, conformité au droit des sociétés, etc.
- Intervention du notaire : droit de la famille, droit immobilier, hypothèques, etc.

Le repreneur peut les intéresser à son projet en amont, mais il doit être conscient que ces professionnels ne peuvent travailler bénévolement.
Il doit donc les rassurer sur sa capacité à mener son projet jusqu'au bout et sur le recours à leurs services au moment de conclure son affaire.
Ceci est notamment vrai pour un expert-comptable qui pourra "rentabiliser" un geste commercial en prenant par la suite en charge l'expertise comptable ou le commissariat aux comptes de l'entreprise reprise.
Certains d'entre eux se sont d'ailleurs engagés dans le cadre d'une mission spéciale cédants et repreneurs.

Les limites de leur aide tiennent à leur spécialisation professionnelle et à leur expérience personnelle de situations similaires à celle que le repreneur va rencontrer.

Mission

Rémunération

Administrateurs judiciaires- Rôle de consultant auprès des repreneurs : étude et élaboration du projet de reprise, en amont des procédures judiciaires.
- Mandataire ad hoc ou conciliateur dans le cadre de la prévention.
- Etude de la possibilité de cession à un tiers repreneur lorsque l'entreprise est sous procédure.
- Rémunération libre pour les missions de conseil, de mandataire ad hoc ou de conciliateur : en fonction du temps passé.
- Rémunération fixée par le législateur pour leurs fonctions d'administrateur judiciaire.
AvocatsConseils, montage juridique et mise en oeuvre juridique, fiscale et sociale de la reprise, afin d'éviter les contentieux futurs.

Variable en fonction temps passé et de l'importance de l'affaire

NB : le réseau "Entreprendre en France" travaille avec des experts (dont Des avocats que le porteur de projet peut consulter gratuitement).

Notaires- Conseils et rédaction d'actes de cession, pactes d'actionnaires, garanties d'actifs et de passif, ...
- Spécificité : mesurer les incidences patrimoniales et familiales d'une opération.
Honoraires libres
Experts comptables- Evaluation et audit d'acquisition.
- Ingénierie financière, contrôle et suivi des montages financiers.
- Certains cabinets ont une structure dédiée aux opérations de transmission.
Facturation au temps passé sur la base d'un montant horaire.

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