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| Avantages pour le repreneur | Inconvénients pour le repreneur |
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- Les intérêts d'emprunt pour le rachat du fonds sont déductibles fiscalement. - Le cédant fait son affaire de ses dettes (fournisseurs, fisc, ...). |
- Un formalisme important est attaché à ce type de reprise : mentions obligatoires dans l'acte de vente, publication dans un journal d'annonces légales ainsi qu'au Bodacc, recours éventuels des créanciers et du fisc, , si le repreneur est une personne physique, formalités de création d'une entreprise (entreprise individuelle ou société). - S'il s'agit d'une société : le montant à financer est généralement plus important qu'en cas de rachat de titres (puisqu'il n'y a pas reprise du passif). De ce fait, les droits d'enregistrement sont également plus importants. |
Le repreneur doit s'assurer :
- que le cédant a bien le droit de lui vendre les actifs qu'il lui rachète, c'est à dire qu'il en est le propriétaire,
- et qu'aucun créancier ne dispose de droits sur ces actifs.
Dans le cas contraire, il court le risque de voir ce créancier lui réclamer à juste titre le paiement de sa créance.
Attention au BFR : en plus du rachat des actifs, le repreneur doit prévoir le financement de l'activité elle-même, c'est à dire l'impact financier du décalage de paiement entre ses clients et les fournisseurs.
Remarque : la cession de la totalité de l'activité d'une société soumise à l'IS (Impôt sur les sociétés) se réalise rarement par une cession d'actifs mais plutôt par une cession des titres détenus par les associés. En effet, dans le premier cas, le cédant se trouve dans l'obligation de dissoudre la société et de distribuer sous forme de dividendes la trésorerie accumulée, ce qui est fiscalement pénalisant.
Acquisition du contenant (structure juridique)
Ce type de reprise ne concerne que les sociétés.
Le repreneur (personne physique ou personne morale) achète les titres sociaux de la société (parts sociales ou actions).
Il reprend ainsi, en une seule opération, l'ensemble du patrimoine de la société : actif et passif.
| Avantages pour le repreneur | Inconvénients pour le repreneur |
| - Le repreneur bénéficie de l'antériorité du crédit de l'entreprise et des bonnes relations qu'elle a pu nouer avec les fournisseurs, les sous-traitants, les prescripteurs, etc. - Les relations avec la clientèle sont facilitées, puisqu'il n'y a pas de changement de structure juridique. - Les besoins de financement sont réduits au coût d'acquisition des titres de l'entreprise et à l'augmentation du BFR lié à son plan de reprise. - Le contrôle opérationnel et/ou actionnariale de la société peut être détenu par le repreneur en n'achetant qu'une partie des titres de la société. |
- Il devra supporter les conséquences de décisions prises par son prédécesseur. Une garantie d'actif et de passif doit être impérativement négociée (*). - Le repreneur n'acquiert que la propriété des titres. Il n'a personnellement aucun droit de propriété sur les actifs, puisque c'est la société qui les détient. Cela peut représenter un handicap s'il doit fournir des garanties pour financer l'opération de rachat, car il est interdit d'utiliser les actifs d'une société pour garantir l'emprunt d'acquisition (abus de bien social). |
(*) Le mécanisme indispensable de la garantie de passif : lorsque le repreneur rachète au cédant les titres de la société, il ne fait que se substituer à lui. La société reste identique à elle-même : on dit qu'il y a "continuité de la personne morale". En conséquence, elle reste responsable de ce qui a été fait en son nom avant l'arrivée du repreneur. C'est pourquoi une Garantie d'actif et de passif doit être signée. Dans ce document, le(s) cédant(s) accepte(nt) de dédommager la société des conséquences de faits antérieurs à la cession. Par exemple, en cas de conflit avec un client, si la société est reconnue responsable et condamnée à le dédommager, elle pourra se retourner vers le cédant pour obtenir le remboursement de ce que cela lui a coûté.
Les modes juridiques de reprise
Différentes situations sont possibles, conduisant à autant de montages. Il est vivement conseillé de les étudier avec l'aide d'un juriste spécialisé.
| Le repreneur | la cible est une entreprise individuelle | la cible est une société |
| Le repreneur est une personne physique et ne souhaite pas changer le statut de l'entreprise : L'EI reste une EI / La société reste une société. |
Le repreneur : |
Le repreneur : |
| Le repreneur est une personne physique et fait une reprise à travers une société spécialement créée à cet effet. |
La société créée : - La société créée peut aussi exploiter provisoirement l'entreprise en qualité de locataire-gérant et négocier parallèlement une promesse de vente, si l'activité est commerciale ou artisanale. |
- La société créée achète les titres sociaux (parts sociales ou actions) aux associés. - La société créée souscrit à une augmentation de capital de la société cible. - La société créée prend une participation majoritaire dans la société cible (en rachetant plus de 50% des titres aux associés). - La société crée fusionne avec la société cible. |
| Le repreneur est une personne morale (une société). |
- La société achète les actifs de l'entreprise au cédant. - La société peut aussi exploiter provisoirement l'entreprise en qualité de locataire-gérant et négocier parallèlement une promesse de vente, si l'activité est commerciale ou artisanale. |
- La société peut acheter les titres sociaux (parts sociales ou actions) aux associés. - La société peut souscrire à une augmentation de capital de la société cible. - La société peut procéder à un apport partiel d'actifs qui lui permettra de prendre le contrôle de la société cible. - La société peut fusionner avec la société cible. |
Les conséquences fiscales
Pour le cédant
Les profits réalisés à cette occasion (différence entre le prix de cession et le prix d'acquisition), sont soumis à l'imposition sur les plus-values.
Un certain nombre de dispositifs fiscaux ont néanmoins été récemment mis en oeuvre pour diminuer la pression fiscale et ainsi inciter les entrepreneurs à passer le relais.
S'il s'agit d'une entreprise, les bénéfices réalisés mais non encore imposés font l'objet d'une imposition immédiate.
Dans certains cas, le cédant doit reverser une partie de la TVA déduite antérieurement
Pour le repreneur
La reprise donne lieu au versement de droits de mutation, déductibles ou non en fonction du montage juridique utilisé.
L'acte de cession doit être enregistré au centre des impôts, dans le mois qui suit l'acquisition, délai après lequel des pénalités de retard sont exigibles.
Paiement de la TVA sur les stocks.
Tous ces points font l'objet de fiches détaillées et
d'outils pratiques accessibles dans le menu situé en haut et à gauche de l'écran
