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Fraction du prix < ou = 23 000 euros : |
0 % |
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Fraction du prix > 23 000 euros : |
5 % |
Ces droits sont déductibles fiscalement pour la nouvelle entreprise individuelle.
Ils peuvent être réduits lorsque l'acquisition se situe dans certaines zones d'aménagement du territoire.
Plus d'informations
Paiement de la TVA sur le stock de marchandises
Pour le cédant
Imposition immédiate des bénéfices.
Imposition au titre des plus-values professionnelles (exonération sous conditions).
Reversement au trésor public d'une quote-part de la TVA déduite sur les matériels acquis depuis moins de 4 ans.
Formalités juridiques
Le vendeur est tenu de mettre à disposition du candidat acquéreur :
- les documents comptables se référant aux 3 années précédant la vente ou au temps de sa possession si celle-ci est inférieure à 3 ans,
- un document récapitulant le chiffre d'affaires mensuel réalisé entre la clôture du dernier exercice et le mois précédant la cession.
L'acte de vente doit comporter certaines mentions obligatoires :
L'état des privilèges et nantissements grevant le fonds.
Les chiffres d'affaires et résultats des 3 dernières années.
Les conditions du bail commercial.
Le nom du cédant.
L'acquéreur doit publier un avis de l'acte de vente enregistré dans un journal d'annonces légales, ainsi qu'un avis au Bodacc, ayant pour objet d'informer d'éventuels créanciers de ce changement de propriétaire, afin qu'ils puissent présenter leurs créances au cédant pour en obtenir le règlement.
La cession de son activité par une personne physique exerçant sous le statut d'entreprise individuelle s'apparente en effet à la cessation d'activité d'une société.
L'acquéreur peut être tenu responsable solidairement avec le cédant, dans la limite du prix du fonds, du paiement de l'impôt dû par celui-ci au titre des bénéfices réalisés pendant l'exercice de la cession, et parfois même l'exercice précédent !
Compte tenu de ces recours éventuels des créanciers et notamment du fisc, il est vivement conseillé de verser le prix de la cession entre les mains d'un séquestre, qui aura pour mission de payer en premier lieu les créanciers qui se présenteront puis de verser le reliquat au cédant.
Etant donné le formalisme important attaché aux cessions de fonds de commerce, il est préférable de consulter un spécialiste (avocat/conseil, notaire, etc.).
Il ne faut pas confondre :
- la cession du fonds de commerce, qui inclut le bail : le propriétaire n'a pas le droit d'interdire la cession du bail à l'acquéreur du fonds de commerce exploité. Il lui est par contre possible de restreindre ce droit, par exemple en prévoyant une clause d'agrément, c'est-à-dire en demandant à être appelé à l'acte de cession. Il ne peut en aucun cas refuser la cession sans motif légitime et justifié,
- et, la cession du bail commercial (indépendant du fonds) : une clause peut prévoir l'interdiction de céder le bail seul. Toutefois, cette cession est de droit dans certains cas, comme pour le locataire commerçant ou artisan qui a demandé à bénéficier de ses droits à la retraite.
